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L'art de l'ennui

Ils se battent, beaucoup, se disent des méchancetés relatives (« de toute façon, t’as même pas 6 ans »), me les rapportent, pleins d’espoir vengeur à l’idée d’une punition, atroce, à la hauteur du préjudice subi. Et puis quand ils sont vraiment trop impatients, trop énervés, trop excités, depuis tous petits, je fais la même chose : je les laisse s’ennuyer. Ils tournent en rond un moment et puis le miracle se produit, toujours, le plus beau dessin, le plus joli fou rire, la complicité revient, ils n’ont même plus besoin de moi ni d’animation, ils l’ont puisée au fond d’eux. C’était un lundi de vacances, tout gris, inondé de pluie, il avait le goût des dragibus, surtout les roses, c’est comme l’ennui, le rose, ça n’a pas bonne réputation, mais finalement ça s’apprécie.




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